La lutte contre l’inconduite policière, une lutte continue et permanente de la Police Républicaine

Depuis la création de la Police républicaine, les responsables à divers niveaux font de la lutte contre l’inconduite policière, leur cheval de bataille.
Du directeur général de la Police républicaine aux commissaires d’arrondissement en passant par les responsables intermédiaires, des actions de sensibilisation ont été menées et des sanctions ont été prises contre certains fonctionnaires de Police républicaine coupables d’actes contre le code de déontologie de l’institution.

Pour mieux assurer la sécurité des populations, il a été mis en service le numéro vert 166 et le 94-00-20-20 (WhatsApp) afin de permettre à tout citoyen de mieux informer la Police de tout fait ou acte susceptible de porter atteinte à la sécurité ou de créer des troubles à l’ordre public. Ces numéros, disponibles 24H/24 et 7 jours par semaine, peuvent aussi être utilisés pour signaler l’inconduite de certains fonctionnaires de Police républicaine.

Aujourd’hui, les résultats des divers sondages informels de satisfaction réalisées auprès de groupes cibles de la population par le Service des Relations Publiques de la Police républicaine sont confirmées par ceux d’une enquête officielle commanditée par le programme GIZ de l’ambassade d’Allemagne près le Bénin.

En effet, la fondation GIZ, qui apporte un appui technique et financier important à la Police républicaine, a fait mener par un cabinet de recherche indépendant, une enquête initiale de satisfaction des usagers du dispositif de plaintes à l’endroit des fonctionnaires de Police républicaine. L’objectif de cette enquête est « d’analyser le niveau de satisfaction des populations. »
Selon le rapport, « les résultats sont satisfaisants. En effet, sur une échelle de 1 (excellent) à 6 (insuffisant), le taux de satisfaction des plaignants est à 3,3 (bien). » (voir graphique)

Ledit rapport mentionne : « De façon globale, les motifs des plaintes sont relatifs aux exactions commises dans le cadre de l’exercice de la fonction policière, aux dettes, aux affaires matrimoniales, et aux détournements et escroqueries. Il est important de noter que 24% des plaintes aboutissent à une mesure disciplinaire. »
En outre, précise ledit rapport, « depuis 2019, la population dispose du numéro vert (166) non seulement comme numéro de secours, mais également pour porter plainte contre les policiers en infraction du code de déontologie policière. » Toutefois, l’enquête a relevé que « malheureusement, l’utilisation de ce numéro est encore très peu sollicitée ». Enfin, le rapport estime que « le dispositif actuel de plaintes pourrait produire encore de meilleurs résultats si le processus de plainte est digitalisé et automatisé. »

La lutte contre l’inconduite policière est une lutte de tous les instants. Le DGPR et ses collaborateurs y tiennent afin de garantir l’image prestigieuse de l’institution.