Dans la soirée du samedi 27 juin 2026, une opération de police menée dans le village de Daagba, relevant de l’arrondissement de Banigbé, a abouti à une découverte pour le moins inattendue. Alors que les forces de l’ordre intervenaient pour démanteler un ghetto servant à la consommation de chanvre indien, elles ont mis la main sur une importante quantité de faux billets de banque, pour une valeur faciale estimée à trois millions sept cent soixante-dix mille (3 770 000) francs CFA.
C’est aux environs de 22 heures que les éléments du commissariat de Banigbé, agissant sur la foi de renseignements fournis par des collaborateurs extérieurs, ont fait irruption dans ce lieu de rendez-vous clandestin. À la vue des uniformes, la plupart des occupants se sont dispersés dans la nature, laissant derrière eux un sexagénaire et son épouse dont les jambes n’ont pas été suffisamment rapides pour échapper aux fonctionnaires de Police.
Si l’objectif premier de la descente visait les produits illicites, la perquisition a réservé une surprise de taille aux enquêteurs. Cachée dans la concession, une somme en espèces contrefaites d’un montant facial de 3 770 000 francs CFA a été retrouvée. Confrontés à cette découverte embarrassante, les deux mis en cause ont livré une explication qui soulève plus de questions qu’elle n’apporte de réponses. Selon leurs dires, ces faux billets leur auraient été cédés par un certain « Papa Titi », en échange d’une somme de quatre cent mille (400 000) francs CFA. Problème de taille pour les enquêteurs : ce mystérieux fournisseur serait décédé il y a environ un an, rendant pour l’heure impossible toute vérification de cette piste.
Le sexagénaire et son épouse ont été immédiatement conduits au commissariat de Banigbé, où ils ont été placés en garde à vue. Les faux billets, soigneusement placés sous scellés, constituent les pièces maîtresses du dossier. Les investigations se poursuivent.