Aux âmes mal inspirées, la date d’échéance n’attend point le nombre des années… Le mercredi 07 octobre 2026, à l’aube, un citoyen de Zagnanado, encore tout imprégné des brumes du petit matin, s’est présenté au commissariat local pour y déposer une plainte des plus légitimes : sa motocyclette de marque Dayang, de couleur noire, lui avait été subtilisée nuitamment, à son domicile, par des individus dont l’identité demeurait, pour l’heure, un mystère.
Aussitôt, les réseaux de renseignements furent mis à contribution avec cette célérité qui fait la fierté des forces de l’ordre. Des indices graves et concordants convergèrent rapidement vers un élève, lequel fut localisé et interpellé aux environs de 09 heures. Au moment de son arrestation, l’intéressé était en possession de la motocyclette volée, dont il avait déjà démonté plusieurs éléments, dans le dessein évident de rendre son identification et sa traçabilité plus difficiles. Que de zèle, hélas, mis au service de la mauvaise cause! Entendu sur les faits, le jeune homme, pris en flagrant délit, a reconnu les faits qui lui sont reprochés et a dénoncé son mentor, un apprenti maçon demeurant à Ayogo. Poursuivant ses aveux, il a déclaré avoir, avec son complice, cambriolé une maison d’où ils auraient soustrait vingt-cinq (25) lapins. Il a, en outre, reconnu avoir commis plusieurs vols dans la commune de Zagnanado.
Une équipe fut aussitôt mise en place aux fins de rechercher et d’interpeller son complice. Les diligences entreprises permirent de l’interpeller aux environs de 19 heures. Ce dernier est réputé pour ses évasions spectaculaires une fois mis en cellule. Il a tenu à défendre cette réputation, puisqu’il a réussi à ôter sa paire de menottes en tentant une évasion, cette fois-ci en vain, puisque ses talismans et statuettes étaient gardés bien au chaud dans une autre pièce.
De la plainte à l’interpellation des deux malfrats, il n’aura fallu que quelques heures, le temps pour les limiers de déjouer les ruses d’une jeunesse égarée. Que les honnêtes gens se rassurent : à Zagnanado, le crime ne paie pas. Et pour ceux qui en douteraient encore, il est désormais loisible de méditer cette vérité au frais, entre quatre murs.
