Les mercredi 30 septembre et jeudi 1er octobre 2026, une équipe du commissariat du 11ème arrondissement de Cotonou a mené deux opérations « coup sur coup » pour assainir leur secteur de compétence. Résultat : deux professionnels de la pharmacie de rue dorment désormais à l’ombre.
Avis à la pègre locale : le commissariat du 11ème arrondissement de Cotonou vient de prouver qu’il ne fait pas dans la dentelle,
Le mercredi 30 septembre, aux alentours de 15 heures, les limiers du Service reçoivent un renseignement en or. Une équipe se projette immédiatement à Vodjè Gbadji pour ferrer un poisson bien connu des fichiers de la police.
Lors de la palpation de sécurité, les agents découvrent une véritable succursale de dealer : des comprimés et opioïdes à foison, des emballages en pagaille, sans oublier la panoplie complète de l’artisan parfait (ciseaux et broyeurs). Tous ces objets ont été placés sous scellé.
Le lendemain, jeudi 1er octobre, vers 23 heures, la même unité remet le couvert. Cette fois, la descente policière cible un kiosque situé à Vodjè Gbadji, à deux pas de la base chinoise China Gezhouba Group Company (CGGC). Le gérant affichait une couverture honorable : récupérateur de ferrailles. En réalité, le métal n’était qu’un paravent. Son véritable fonds de commerce consistait à écouler des substances classées stupéfiants.
Les forces de l’ordre ont procédé à une perquisition minutieuse du local.
La fouille a permis de mettre la main sur une cargaison de produits pharmaceutiques contrefaits de type psychotrope, formellement inventoriés par les enquêteurs.
Pour l’habitant de Houéyiho Tanou spécialisé dans le négoce à haute dose de substances qui font planer et le ferrailleur qui recycle les neurones à Vodjè Gbadji, le voyage s’arrête là. Ils séjournent dans les locaux de sûreté du commissariat. Leurs procédures de flagrant délit suivent leur cours sous la direction du Procureur de la République.
