Dans la nuit du lundi 14 au mardi 15 septembre 2025, cinq individus ont été surpris en flagrant délit, porteurs d’un arsenal qui, à lui seul, suffisait déjà à lever le moindre doute sur la nature de leurs occupations nocturnes. À leur actif, un cric, un sac contenant 94 trousseaux de clés, des tournevis et, manifestement, une vocation peu avouable pour les visites domiciliaires illicites et improvisées.

Face à la résurgence des cambriolages visant les maisons et les chantiers, souvent désertés par leurs propriétaires, une surveillance discrète, menée en étroite collaboration avec la couche saine de la population, a permis de mettre la main sur ces cinq comparses. Il faut croire que la nuit avait ses habitudes, et que les malfaiteurs, eux, avaient pris la fâcheuse habitude de profiter de la complicité de la nuit pour confondre l’espace public avec une zone de libre-service.

La perquisition effectuée à leurs domiciles respectifs a révélé une véritable caverne d’Ali Baba, version peu glorieuse, et certainement un cauchemard pour les amateurs de patrimoine honnêtement acquis. Ont ainsi été retrouvés plusieurs objets issus de cambriolages antérieurs, parmi lesquels des télévisions, des caméras de surveillance, des panneaux solaires, des bouteilles de gaz, des bijoux, des groupes électrogènes ainsi que divers appareils électroménagers.

En attendant leur comparution devant le Procureur de la République, les cinq suspects méditent désormais dans la cellule de garde à vue du commissariat de l’arrondissement de Djèrègbé. Une retraite sans doute moins lucrative que leurs expéditions nocturnes, mais infiniment plus propice à la réflexion sur les vertus de la propriété d’autrui.