Le mardi 6 octobre 2026, les fonctionnaires de police du commissariat du 13ème arrondissement de Cotonou ont procédé à une opération de sécurisation, mettant un terme aux activités de deux fumoirs clandestins. Le bilan officiel de cette incursion fait état de sept individus appréhendés et d’une quantité non négligeable de substances psychotropes saisies et placées sous scellés.
La première phase de cette manœuvre s’est déroulée sous l’échangeur de Godomey, un édifice public subtilement requalifié par une poignée d’amateurs en salon de dégustation clandestin pour herbes sèches et comprimés prohibés. À l’arrivée des forces de l’ordre, l’effet de surprise a provoqué un repli stratégique désordonné : une fuite tous azimuts de la clientèle, abandonnant sur le champ d’honneur pipes, accessoires et « marchandises ». Dans ce tumulte, la promptitude des forces de police a permis de couper la retraite d’un suspect, interpellé pour sa participation présumée au commerce et à la consommation des produits interdits.
Soumis à l’interrogatoire, il s’est montré d’une coopération remarquable, fournissant de précieuses indications qui ont orienté le vecteur d’intervention vers un second objectif. Cap a donc été mis sur Togbin, dans une zone discrète située à l’arrière d’un camp militaire — un choix d’implantation d’une audace géopolitique discutable. Sur place, une vingtaine de convives s’adonnaient, à l’abri des regards, à l’inhalation de chanvre indien et, selon les premières constatations, au troc d’objets d’origine frauduleuse.
Au terme de ce ciblage méthodique, sept contrevenants ont été invités à monter à bord des véhicules de police pour être conduits dans les locaux du commissariat.
Les perquisitions menées sur les deux sites ont permis de matérialiser les infractions par la saisie de plaquettes de médicaments psychotropes, de boulettes de chanvre soigneusement conditionnées, de broyeurs et de divers instruments de consommation.
Conformément aux instructions du parquet et pour les nécessités de la procédure, les sept compères ont été placés en garde-à-vue, bien loin de la douceur des fumées de l’échangeur et de Togbin.