Les hommes du commissariat du 1er arrondissement de Parakou ont mis fin, le jeudi 3 septembre 2026, au business clandestin d’une apprentie chimiste qui transformait son arrière-boutique en usine à migraines.
Depuis quelques semaines, une drôle de rumeur flottait dans l’air du 1er arrondissement de la cité des Koburu. Quelqu’un s’improvisait grand maître distillateur sans brevet et sans mémo de la douane. Les fins limiers ont rapidement logé la cible et ont déclenché une descente surprise dans une habitation du quartier Albarika. En enfonçant la porte, les éléments du commissariat du 1er arrondissement de la ville sont tombés nez à nez avec une jeune femme en plein travail de « haute gastronomie ». Son laboratoire est constitué d’une simple chambre. Son menu : du Pastis, du Dry Gin et du Diamond Whisky faits maison, garantis 100 % pur produit chimique.
La perquisition a rapidement tourné à l’inventaire d’un savant fou. Les enquêteurs ont mis la main sur deux énormes bidons de mystérieux liquides, des dizaines de bouteilles vides, des cartons d’emballage de grandes marques et, pour parfaire l’illusion, une collection d’étiquettes flambant neuves et de colorants. Bref, la panoplie complète pour transformer de l’eau du robinet et de l’arôme de synthèse en élixir de boîte de nuit.
Interrogée par les enquêteurs, la suspecte a joué cartes sur table. Oui, elle opère en solo. Oui, elle vend aussi en gros. Mais ce n’est pas tout. En poussant les investigations, les policiers ont découvert qu’elle gérait aussi sa propre vitrine officielle au quartier Alagar. Une seconde équipe s’y est rendue pour « faire les courses » et a confisqué quatre cartons supplémentaires de ce poison en bouteille.
Le stock suspect a été placé sous scellés, privant la région d’une sacrée gueule de bois. Quant au barmaid de l’ombre, elle troque ses alambics pour une cellule de garde à vue. Elle devra prochainement expliquer au Procureur de la République quelle structure lui a donné le brevet de distillatrice.