Le lundi 7 septembre 2026, aux environs de 16 heures, les fonctionnaires de police du commissariat du 5ème arrondissement de Porto-Novo ont procédé à l’interpellation en flagrant délit de trois cibles féminines. Le motif: détention, transport et mise en circulation de produits pharmaceutiques non homologués.
La tête de réseau, une résidente de Cotonou, gérait son petit commerce illicite à Porto-Novo, à un jet de pierre du marché Ouando. Son modus operandi était bien rodé : elle faisait la navette à chaque jour de marché pour écouler son stock clandestin auprès de clients peu regardants sur la traçabilité.
Soutenus par un renseignement opérationnel en béton, le Commissaire du 5ème arrondissement de Porto-Novo et ses hommes ont déclenché une descente de police dans une concession privée. Sur place, la patrouille est tombée nez à nez avec un trio de suspectes, assises au milieu d’un tapis de boîtes de pilules suspectes étalées à même le sol. On se serait cru à la pharmacie du coin, le standing en moins. Bref, c’était du trafic de faux médocs à grande échelle.
Fort heureusement, l’opération s’est soldée par le claquement des menottes.
Lors des premières auditions sur les lieux, la principale mise en cause est passée à table. Elle a formellement reconnu la propriété de la marchandise prohibée, tout en tentant de blanchir ses deux acolytes en déclarant qu’elles n’étaient pas impliquées dans son business. Une tentative de couverture noble et héroïque qui sera vérifiée par l’enquête.
Finalement, la pesée officielle sur la balance de la justice affiche un score de sept cent quarante (740) kilogrammes de produits saisis. Le stock de contrebande a été immédiatement placé sous scellés et sera mis à la disposition de Monsieur le Procureur de la République. Quant aux suspectes, leur ordonnance pour les prochains jours risque d’être délivrée directement par le tribunal.
