Le Commissariat d’arrondissement de Bessé a mené le dimanche 11 octobre 2026, une opération de démantèlement d’un réseau de culture de chanvre indien dans le village de Djabata Kango, arrondissement de Bessé, dans la commune de Savè. C’est ce qu’on appelle une récolte qui tombe à l’eau, ou plutôt, qui finit directement dans les filets des forces de l’ordre.
Ce dimanche matin du 11 octobre 2026, à l’heure où les honnêtes citoyens se retournent dans leur lit, les éléments du Commissariat d’arrondissement de Bessé ont troqué leur café matinal pour une descente musclée dans le village de Djabata Kango, mettant un terme brutal aux activités d’une entreprise familiale particulièrement florissante mais totalement hors-la-loi.
Depuis plus d’un mois, les fins limiers de l’unité exploitaient un renseignement opérationnel de première fraîcheur, signalant qu’une smala locale avait confondu la culture de subsistance avec celle du chanvre indien. Loin de se précipiter, l’autorité policière a préféré l’art du « recoupement de sédentaires ». Pendant trois semaines, les suspects ont été placés sous surveillance technique et visuelle stricte. Les policiers ont patiemment regardé les plantations grandir, mûrir, jusqu’au moment crucial où la récolte est devenue trop belle pour être ignorée.
Ce matin, à 6h00 tapantes, le chef d’unité et ses hommes ont donné l’assaut, cueillant à froid les « agriculteurs » en plein labeur. Le coup de filet s’est avéré particulièrement fructueux, permettant l’interpellation en flagrant délit de cinq individus, dont la logistique humaine reposait sur quatre manœuvres vigoureux.
Si la main-d’œuvre est désormais sous les verrous, les présumés cerveaux de cette start-up verdoyante et propriétaires des parcelles, ont brillé par leur absence sur le théâtre des opérations. Ils sont activement recherchés.
Sur le plan des saisies matérielles, la balance de l’unité a frôlé la surchauffe. Les forces de l’ordre ont mis la main sur une cargaison soigneusement conditionnée dans soixante (60) sacs de jute, affichant sur la bascule un poids total record de 1 714,56 kilogrammes de marchandise prohibée. Une saisie accessoire a également permis de confisquer une motocyclette de marque Bajaj appartenant au grand patron, ainsi qu’un arsenal de défense composé de deux fusils de chasse et un fusil de calibre 12, visiblement prévus pour décourager les curieux.
L’exploitation du site a révélé que ce « cartel de Savè » avait vu les choses en grand : les plantations s’étendaient sur plusieurs parcelles morcelées totalisant plus de trois hectares, tandis qu’un hectare de verdure attend encore d’être détruit.
La fête est finie. Le quintet d’interpellés ainsi que la tonne et demie de « sacs de jute » ont été immédiatement transférés et mis à la disposition de l’OCERTID (Office Central de Répression du Trafic Illicite des Drogues et des Précurseurs) pour la suite de la procédure judiciaire. Les chantres du cartel de Savè, quant à eux, savent désormais que la police a la main verte et le bras très long.
Bravo au Commissaire major Anicet Kouagou et ses éléments.
