Au cœur des grandes artères de Cotonou, Porto-Novo ou Parakou, les feux tricolores organisent une circulation souvent dense. Pourtant, entre zémidjans pressés, automobilistes impatients et piétons traversant à leurs risques et périls, le respect du feu rouge reste un défi quotidien pour la sécurité routière béninoise. Il est donc utile de rappeler ce que signifie réellement ce signal et les obligations qu’il impose à chacun.

Le feu rouge : une règle, pas une option

Au Bénin comme ailleurs, le feu rouge signifie un arrêt total et immédiat. Ce principe, énoncé dans le Code de la route s’applique à tous les usagers sans exception : automobilistes, conducteurs de motos-taxis (zémidjans), cyclistes et piétons. Or, dans de nombreuses villes du pays, il n’est pas rare d’observer des véhicules franchir un feu rouge, particulièrement lorsque la circulation est fluide ou qu’aucun agent de police n’est visible aux alentours.

Ce comportement, loin d’être anodin, constitue l’une des principales causes d’accidents de la circulation recensés chaque année par la Police républicaine, notamment dans les grandes agglomérations comme Cotonou.

Les obligations de chaque usager

Pour les automobilistes

  • Marquer un arrêt complet avant la ligne blanche ou l’intersection
  • Ne redémarrer qu’au passage effectif au feu vert
  • Anticiper l’arrêt, en particulier sur les axes où la visibilité du feu est réduite (végétation, panneaux publicitaires, poussière)Pour les conducteurs de zémidjans et motos
  • Respecter scrupuleusement l’arrêt au rouge, malgré la pression du temps liée au transport de passagers
  • Éviter les manœuvres dangereuses de contournement par les côtés lors de l’arrêt des files de véhicules
  • Se rappeler que le port du casque et le respect des feux vont de pair pour la sécurité du client transporté

Pour les piétons

  • Traverser uniquement lorsque le passage est dégagé et sécurisé, en l’absence de feux piétons dans de nombreuses zones
  • Redoubler de vigilance aux abords des grands carrefours (Étoile Rouge, Ganhi, carrefour Cadjèhoun) où la cohabitation entre véhicules et piétons reste risquée
  • Privilégier les passages piétons lorsqu’ils existent

La Police républicaine rappelle à tous que le feu rouge n’est pas une suggestion, c’est une règle vitale qui protège la vie de tous, conducteurs comme piétons. Le respect scrupuleux de la signalisation tricolore demeure l’un des gestes les plus simples, mais aussi les plus efficaces, pour sauver des vies sur les routes béninoises.